Lancement de campagne

Lancement de campagne
Ce vendredi 1er décembre, j'ai lancé en compagnie de Michèle Etcheberry, le top départ de notre campagne législative.

Près de 150 adhérents socialistes et non adhérents étaient présents. Nous avons mis l'accent sur la faillite du député sortant. Voici quelques extraits de mon intervention:

"(...) Nous sommes rassemblés et unis autour de Michèle Etcheberry, notre candidate aux législatives, pour battre le député sortant, symbole de la France d'après : la France qui fait peur, la France du tout sécuritaire, la France du tout libéralisme, la France qui n'a plus d'éthique et qui n'a plus de morale...

Nous y sommes donc ! Ce soir, nous lançons le top départ pour faire gagner Ségolène Royal en mai 2007, pour faire gagner Michèle Etcheberry en juin 2007 et pour battre la municipalité sortante en mars 2008.

(...)

La droite a mis la France en faillite et nous en ressentons les effets au quotidien dans notre circonscription (...)

Avec Ségolène Royal, nous construisons une autre France. Pas celle de la droite et du libéralisme. Mais celle du progrès social. Fondé sur le dialogue, l'écoute des citoyens. Ségolène Royal est porteuse d'espoir. Elle incarne un désir d'avenir fondé sur la solidarité. Avec Ségolène Royal, nous pouvons construire la France de l'Avenir.

(...)

Je connais bien Michèle et je sais qu'en tant que Députée elle sera utile aux Asniéroises et aux Asnièrois. C'est une femme dynamique, une femme de convictions. Elle mettra toute sa compétence, toute son énergie à lutter contre les inégalités, pour plus d'égalité entre les hommes et les femmes, pour permettre aux jeunes générations d'envisager leur avenir dans les meilleures conditions. Ce sont ces priorités que Michèle défendra à l'Assemblée et que je partage.

Parce que nous en avons assez du système Aeschlimann qui ne respecte rien, qui n'a plus de morale, qui délaisse une grande partie de la population Asniéroise.

Parce que la presse, jour après jour, épingle notre ville. Parce que désormais Asnières a une image ternie par le terrible couple municipal.

Parce qu'hier, M. Aeschlimann, bafouant le principe même de la République qui est la séparation des pouvoirs, a déjeuné avec le Président du Tribunal Administratif de Versailles. Ce même tribunal doit statuer sur des dossiers extrêmement lourds pour la ville, comme le parking du centre ville...

Parce qu'Aeschlimann est trop occupé à faire des coups médiatiques plutôt que de gérer sa ville et remplir ses mandats, il n'est intervenu que deux fois à l'Assemblée Nationale depuis le début de son mandat... Ridicule. Pitoyable même

Avec toi au parlement Michèle, nous nous occuperons de la vie quotidienne des Asniérois. Parce que nous vivons parmi vous, nous connaissons les véritables problèmes : le logement, l'emploi, l'environnement, la petite enfance, l'éducation, la sécurité.

Nous proposerons des mesures concrètes à l'Assemblée et efficaces :
- création de logements sociaux
- amélioration du pouvoir d'achat
- création d'un véritable service public de la petite enfance
- réhabilitation de la police de proximité

(...)

5 mois nous séparent de la présidentielle, 7 mois des législatives et 16 mois nous séparent des municipales. Trois enjeux. Trois batailles mais un seul élan.

François Mitterrand disait : « quand il y a de la volonté, il y a toujours un chemin qui s'ouvre à nous ». J'ai la volonté. Je connais les vôtres. Avec Ségolène, avec Michèle et tous ensemble ouvrons le chemin de l'avenir.

En 2007 je veux faire gagner Ségolène puis Michèle. En 2008 je veux nous faire gagner la municipalité.

Ce chemin s'ouvre à nous. Gagnons en 2007 et en 2008 !"


Vous pouvez également retrouver sur asnierois.info un petit compte rendu de cette soirée:
http://www.asnierois.info/?61-legislatives-le-ps-sur-les-rails


Et une vidéo de l'intervention de Michèle Etcheberry sur le site : http://mauricelobry.blogs.com/
# Posté le samedi 02 décembre 2006 06:30
Modifié le dimanche 03 décembre 2006 08:05

République ?

République ?
L'affaire du déjeuner entre le Maire et le Président du Tribunal administratif de Versailles est grave.

Elle est grave car un des protogonistes ment. Les déclarations dans la presse du Maire et du président du tribunal sont contradictoires. Le premier affirme qu'il s'agit d'un petit déjeuner entre amis. Le second confirme qu'il s'agit d'un déjeuner professionnel pour faire "tourner la juridiction" et "relancer nos gros clients".

Qui ment ? J'ai ma petite idée...et les Asniérois aussi. Pensez-vous réellement que ce déjeuner est d'une banalité simple lorsque le directeur général des services, le directeur général adjoint des services avec de nombreux dossiers sous les bras, la directrice de cabinet et Madame le Maire étaient présents.

Non et trois fois non.

Ils ont en toute vraissemblance abordé des dossiers Asniérois.

Cette affaire est donc grave car elle remet en cause un des fondements de la République: la séparation des pouvoirs entre le politique et le judiciaire.

Les affirmations du Maire ne sont pas crédibles. Il est temps, vraiment temps que l'éthique et la morale retrouvent leurs places au sein de cette municipalité.

Cette affaire ne pourra en tout état de cause rester sans lendemain.
# Posté le vendredi 01 décembre 2006 02:39
Modifié le samedi 26 mai 2007 04:56

Libération, jeudi 30 novembre 2006

Libération, jeudi 30 novembre 2006
Quand un juge passe à la table du maire d'Asnières

Une photo immortalise l'édile déjeunant avec le magistrat alors que la ville est en pleine polémique procédurière.

Le Ruban Bleu, restaurant du conseil général des Hauts-de-Seine (présidé par Nicolas Sarkozy), est très couru. Lundi midi, Manuel Aeschlimann, maire d'Asnières et conseiller du président de l'UMP, déjeunait en compagnie de Gérard Corouge, président du tribunal administratif.

Un photographe amateur, fils d'un élu MNR, a immortalisé la scène. Dans la foulée, les opposants au sein du conseil municipal d'Asnières (PS et divers droite) rédigeaient un «appel au président de la République», en vue de faire «respecter le principe de la séparation des pouvoirs».

Suspicion.

Plus de cent cinquante délibérations municipales de la commune d'Asnières, paralysée par les procédures judiciaires en tout genre ( Libération du 27 novembre), sont actuellement contestées devant le tribunal administratif de Versailles. Suite à ce déjeuner, l'opposition entend introduire une requête en suspicion légitime contre le président du TA. Selon Aeschlimann, ce déjeuner était purement protocolaire, sans aborder les procédures judiciaires en cours : «D'autres élus que moi déjeunent régulièrement avec des magistrats, ou les croisent dans des cocktails. Ces magistrats ne sont pas interdits de relations publiques.» Le principal intéressé, Gérard Corouge, promu au printemps dernier à la présidence du tribunal administratif de Versailles, met également les choses au point : «J'ai des contacts avec tout un tas de décideurs locaux, mais nous ne sommes pas dans une République bananière. Cela fait partie de mon boulot : relancer nos gros clients, comme la mairie d'Asnières, les asticoter afin qu'ils respectent les délais.»

Polémique.

Le président Carouge, qui personnellement ne juge aucune des procédures de la mairie d'Asnières, se définit comme «l'emmerdeur» de service, simplement soucieux de faire tourner sa juridiction. Aeschlimann, reconnaissant que la polémique est «de bonne guerre», retourne le compliment : «Qu'aurait-on dit si moi, le mal incarné, j'avais fait photographier mes opposants au restaurant ?»

Renaud LECADRE
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 30 novembre 2006 07:32
Modifié le jeudi 30 novembre 2006 11:49

Le Parisien , mercredi 29 novembre 2006

Le Parisien , mercredi 29 novembre 2006
Le déjeuner qui révolte l'opposition municipale

Le combat ne cesse décidément jamais à Asnières. Depuis mardi, c'est un déjeuner partagé par Manuel Aeschlimann, le député-maire d'Asnières (UMP) avec un magistrat du tribunal administratif de Versailles, mardi au restaurant du conseil général, qui provoque l'émoi. Et même une véritable fronde de la part des opposants municipaux qui s'apprêtaient hier à solliciter Jacques Chirac en personne.

Dans un « appel au président de la République », les opposants, toutes tendances politiques confondues, lui demandent « d'intervenir afin que soit respecté le principe de séparation des pouvoirs, fondamentale pour les garanties du citoyen asniérois ».

« Ah, parce que je n'ai plus le droit de déjeuner avec un magistrat asniérois ? », s'indignait Manuel Aeschlimann hier soir. « La séparation des pouvoirs judiciaire et politique est un fondement de la République, et ce déjeuner peut le remettre en cause », s'insurge de son côté l'un des signataires de l'« appel au président de la République », le socialiste Sébastien Pietrasanta.

Les élus de l'opposition (PS, UMP, UDF, DVD) « s'interrogent sur le risque réel de partialité objective ». « Si le maire avait déjeuné seul avec ce magistrat, cela aurait pu être anodin, ajoute Francis Pourbaghere, l'ancien directeur de cabinet de Manuel Aeschlimann remercié voici quelques semaines et passé, depuis dans l'opposition. Mais avec la présence du directeur général des services et son adjoint, on ne me fera pas croire que ceci n'est pas en lien avec les affaires. »

« Tout cela devient hallucinant »

Rappelons que des dizaines de procédures de recours contre les délibérations du conseil municipal sont traitées par le tribunal administratif. Sans compter la contestation par Francis Pourbaghere de son propre licenciement, les recours contre le parking municipal, etc. « Tout cela devient hallucinant, commente Manuel Aeschlimann, mais ceci caractérise fort bien les méthodes de l'opposition asniéroise », qui, selon ce dernier, espionnerait littéralement le moindre de ses déplacements. Deux de ses détracteurs l'auraient « suivi » jusqu'à ce restaurant situé au dernier étage d'un bâtiment du conseil général, avant de le surprendre, avec ses convives, à la sortie du Ruban bleu. Tels des paparazzi, ces opposants auraient alors mitraillé le groupe de photos. « Nous avons déposé une main courante au commissariat », précise Manuel Aeschlimann.

Valérie Mahaut
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mercredi 29 novembre 2006 12:18

Libération, 27 novembre 2006

Libération, 27 novembre 2006
La municipalité et l'opposition ne s'affrontent plus que par justice interposée.
La dérive procédurière gangrène la mairie d'Asnières


Par Renaud LECADRE

Fief sarkozyste et quatrième ville des Hauts-de-Seine, Asnières ne fonctionne plus que par tribunaux interposés. La vie municipale est paralysée par les plaintes en diffamation et les recours devant le tribunal administratif. Les élus de la majorité comme ceux de l'opposition sont plusieurs fois mis en examen, leurs casiers judiciaires respectifs s'allongent de jour en jour. Le budget justice de la mairie (600 000 euros par an) dépasse celui de la communication déjà colossal (six revues municipales, y compris pour les enfants). Manuel Aeschlimann, maire UMP d'Asnières depuis 1999, conseiller pour l'opinion de Nicolas Sarkozy, ne saurait-il faire que ça, communiquer et porter plainte?

"Ne nous renvoyez pas dos-à-dos», plaide l'élu en évoquant ses opposants. Asnières, commune solidement ancrée à droite, vit au rythme des dissidences au sein de la majorité municipale. L'opposition de gauche se contente d'en rajouter. Ambiance délétère par tracts incendiaires interposés.

«Guérilla». Manuel Aeschlimann, arrivé au pouvoir par une succession de révolutions de palais, n'est pas plus véhément qu'un autre, il est même doué d'autodérision ­ «On m'a traité de con en plein conseil municipal, encore faudrait-il parfaire la démonstration.» Mais il cristallise les antagonismes dans une ville ou les enjeux immobiliers font souvent les élections ­ s'appuyant un jour sur des associations de riverains, les répudiant le lendemain. «Il y a eu des tracts assez hards, dit-il, auxquels nous répondions par d'autres tracts. Mes adjoints à la communication ont été souvent condamnés: on se faisait allumer par les tribunaux au motif qu'une municipalité dispose de bien plus de moyens que son opposition.»

Changement de stratégie. La mairie d'Asnières ne réplique plus par tract, mais porte systématiquement plainte en diffamation. Y compris pour des propos tenus au sein du conseil municipal, où un huissier est payé pour consigner toute «intervention insultante, menaçante et outrageante, tant par le public que par les élus». Des micros sont disposés partout dans la salle, au cas ou des noms d'oiseaux lui échapperaient. «L'idée d'origine était de faire cesser les attaques personnelles, de créer un climat plus constructif. Mais cette guérilla a fini par inhiber totalement la démocratie. Asnières, c'est Sarajevo.» L'homme qui parle, Francis Pourbagher, a été pendant six ans le fidèle directeur de cabinet du maire, chargé des basses oeuvres, selon l'opposition. Il vient de la rejoindre, après son licenciement en octobre, et annonce sa candidature contre Manuel Aeschlimann dans un tract où il fustige ses «frais d'avocats», sa «communication à outrance», ponctué par «la mairie ne t'appartient pas.»

«Terreur» Au sein du conseil municipal, Pourbagher est unanimement considéré comme aussi intelligent que mythomane. Dit-il donc la vérité en affirmant que la politique de plainte systématique a mis «l'opposition aux abois» ? Sébastien Pietrasanta, chef de file du PS asniérois, n'est pas loin de confirmer: «La mairie dépose plainte sur plainte pour essayer de nous intimider. Je ne vais pas dire que ça marche, mais très honnêtement, on vit dans la terreur: des gens se cachent pour me parler.» Manuel Aeschlimann rétorque que ses opposants de tous bords savent aussi manier l'assignation: 159 délibérations municipales contestées devant le tribunal administratif, «un cas unique en France».

Les passes d'armes se déplacent sur l'Internet. Asnières est aujourd'hui la ville de France la plus commentée sur la blogosphère. L'animateur du site asnierois.org, aussi informé que pugnace, a été condamné pour avoir refusé sur son site un droit de réponse d'Aeschlimann. Autant pour ce dernier: la mairie a aussi été condamnée pour avoir refusé de publier une tribune de l'opposition dans sa revue municipale. Aeschlimann se justifie en affirmant qu'il se voyait mal attaquer en diffamation, outre les auteurs, le directeur de la publication, son propre adjoint à la communication... A lire le texte censuré, pas de quoi fouetter un chat: deux élus PS se contentaient de réclamer la «démission des élus condamnés par la justice». Il est vrai que ça ferait du monde.

Mégaphone. Manuel Aeschlimann a résolu la question en supprimant les tribunes politiques (y compris son propre éditorial) d'ici aux élections. Il n'est pas encore question de supprimer les conseils municipaux, mais c'est tout comme: réduits déjà à quatre par an (le minimum légal), le dernier s'est achevé par une descente de police. Ce 28 septembre, deux opposants haussent le ton; le maire coupe leur micro; ils poursuivent à l'aide d'un... mégaphone. Aeschilmann a prévu le coup par une réquisition préalable de la force publique, «considérant que le rétablissement de l'ordre et donc de la sérénité doit présider aux débats». La police municipale intervient, l'opposition refuse de lâcher son mégaphone. Sur un coup de fil, la BAC (Brigade anticriminalité) débarque. «Je ne suis pas très favorable au porte-voix, tempère Sébastien Pietrasanta, mais il faut voir le contexte local. La BAC en plein conseil, c'est du jamais vu!»
# Posté le lundi 27 novembre 2006 08:35